dimanche 20 avril 2008

Hommage à tous ceux qui...

Anne Sylvestre
Les gens qui doutent
Paroles et Musique: Anne Sylvestre 1977



J'aime les gens qui doutent
Les gens qui trop écoutent
Leur coeur se balancer
J'aime les gens qui disent
Et qui se contredisent
Et sans se dénoncer

J'aime les gens qui tremblent
Que parfois ils ne semblent
Capables de juger
J'aime les gens qui passent
Moitié dans leurs godasses
Et moitié à côté

J'aime leur petite chanson
Même s'ils passent pour des cons

J'aime ceux qui paniquent
Ceux qui sont pas logiques
Enfin, pas comme il faut,
Ceux qui, avec leurs chaînes,
Pour pas que ça nous gêne
Font un bruit de grelot

Ceux qui n'auront pas honte
De n'être au bout du compte
Que des ratés du coeur
Pour n'avoir pas su dire
"Délivrez-nous du pire
Et gardez le meilleur"

J'aime leur petite chanson
Même s'ils passent pour des cons

J'aime les gens qui n'osent
S'approprier les choses
Encore moins les gens
Ceux qui veulent bien n'être
Qu'une simple fenêtre
Pour les yeux des enfants

Ceux qui sans oriflamme,
Les daltoniens de l'âme,
Ignorent les couleurs
Ceux qui sont assez poires
Pour que jamais l'Histoire
Leur rende les honneurs

J'aime leur petite chanson
Même s'ils passent pour des cons

J'aime les gens qui doutent
Et voudraient qu'on leur foute
La paix de temps en temps
Et qu'on ne les malmène
Jamais quand ils promènent
Leurs automnes au printemps

Qu'on leur dise que l'âme
Fait de plus belles flammes
Que tous ces tristes culs
Et qu'on les remercie
Qu'on leur dise, on leur crie
"Merci d'avoir vécu

Merci pour la tendresse
Et tant pis pour vos fesses
Qui ont fait ce qu'elles ont pu".

les années passent et se ressemblent ...


Saalzbach 2005













Les Diablerets 2006


















Grindelwald 2007

Si copenhague m'était conté...



C'était en août 2007.
Tant de bons souvenirs gardés, et tant de nostalgie à s'y replonger.

clin d'oeil à une semblable

les matinées du dimanche

Les dimanches sont de ces journées étranges, où l'on déambule, l'air de rien, au travers d'une ville mi-éveillée mi-fatiguée, de l'agitation de la semaine passée.
Je me laissais guider par mes pas, l'oeil s'arrêtant au hasard de quelques terrasses que seuls les courageux n'avaient pas désertées. Les mots dans ma tête s'amusaient à faire des pirouettes, une envie du moment, de rimes en rimes. Toute comme la ville, je reprenais mon souffle. C'était dimanche, une de ces journées étranges.
Quelques joggers le long des quais, la promenade dominicale des grisonnants, deux filles partageant une pizza, et bien d'autres gens croisés le regard hagard, se remettant certainement d'une nuit agitée. Quelques pas encore et déjà le matin semblait loin. C'est aussi ça l'étrangeté du dimanche, une journée vécue en abrégé.
Les courtes matinées du dimanche, ce sont comme ces petits moments de bonheur tendres, à peine les a-t-on frôlés que déjà elles s'évaporent.