Les dimanches sont de ces journées étranges, où l'on déambule, l'air de rien, au travers d'une ville mi-éveillée mi-fatiguée, de l'agitation de la semaine passée.
Je me laissais guider par mes pas, l'oeil s'arrêtant au hasard de quelques terrasses que seuls les courageux n'avaient pas désertées. Les mots dans ma tête s'amusaient à faire des pirouettes, une envie du moment, de rimes en rimes. Toute comme la ville, je reprenais mon souffle. C'était dimanche, une de ces journées étranges.
Quelques joggers le long des quais, la promenade dominicale des grisonnants, deux filles partageant une pizza, et bien d'autres gens croisés le regard hagard, se remettant certainement d'une nuit agitée. Quelques pas encore et déjà le matin semblait loin. C'est aussi ça l'étrangeté du dimanche, une journée vécue en abrégé.
Les courtes matinées du dimanche, ce sont comme ces petits moments de bonheur tendres, à peine les a-t-on frôlés que déjà elles s'évaporent.
dimanche 20 avril 2008
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