dimanche 28 décembre 2008
HNY
2007 made me upset, 2008 made me alone, 2009 will make me just, myself.
miss you le zal masqué...
fais bonne route. Je ne t'oublierais jamais.
mercredi 8 octobre 2008
les aimants
Qu'est-ce que quelqu'un souhaite vous faire comprendre quand il écrit qu'il a "plein de choses à vous dire". Plusieurs réponses se profilent au loin.. la sentence, les encouragements, ... le milieu?
réponse demain...
On navigue souvent dans le tumulte. On encaisse les creux de vague, et on se laisse attirer par les aimants... tant qu'ils ne deviennent pas des amants.... Elle était là l'erreur de l'été dernier. Elle a laissée de profondes cicatrices, mais a apporté des leçons. "Toujours apprendre de ses erreurs", cette fameuse ritournelle.
J'ai lu, dans la salle d'attente de mon médecin, des poèmes de Georges Bataille; ces vers n'avaient ni début ni fin, ma piètre culture littéraire a sans doute participé à la légèreté avec laquelle sonnait ces mots, ceci étant, ils ont eu surmoi un effet enivrant. Un peu comme si je m'étais laissée aller à ses égarements, enfin lâcher un peu de leste.
Il faut souvent tourner en rond et jouer au chat qui se mord la queue pour toucher de loin des choses si proches...
samedi 23 août 2008
"easier to lie" (Aqualung)
And who am i to give you what you need when i'm learning just learning
Learning how to live and bear the weight...
To fill the space the space you made for me try to be the one you want try to be the one you want
And maybe i could be the one you need if you'd only show me
Show me how to live and how to bear the weight
And push into the sky its easier to lie easier to lie
And do whats right when everyhting is wrong its easier to run its easier to
Never have to look you in the eye its easier to lie its easier to lie
To bear the weight and push into the sky its easier to lie
vendredi 22 août 2008
rechute...
Mais tourne en boucle cet amer regret dans ma tête..."Si seulement en nous un jour il avait cru"...
mardi 19 août 2008
et au milieu, il y a le courage
Aujourd'hui, j'ai compris. Pour ne pas avoir toujours peur, peut-être suffit-il de ne pas vouloir être un héros, ou.. une héroïne, me concernant. Rester humble, accepter de ne pas tout maîtriser, accepter ses erreurs, et en tirer quelques leçons... et même si ce n'est jamais assez, se dire que ce n'est que ... grandir. Et ça, c'est déjà beaucoup.
Les aveux de faiblesse, finalement, sont des signes de courage. Parce que, pour en revenir à l'objet initial, le courage se situe bien au milieu. Car, entre l'optimisme à tout va et le pessimisme dépressif, au milieu, il y a bien... le courage, celui d'être soi, d'abord, et par suite celui de répondre de ses actes.
Alors être courageux, cela pourrait se définir aussi ainsi: "parvenir à maintenir le cap au juste milieu".
jeudi 31 juillet 2008
L'ATTIRANCE, Auteurs : Flor Lurienne et Léonore Chaix
Bonjour, aujourd’hui nous avons la chance de recevoir l’Attirance, l’Attirance, Bonjour.
L’Attirance :
Hello !
La journaliste :
Comment vous sentez vous, l’Attirance ?
L’Attirance :
Chaude de la pince !
La journaliste :
Vous faites partie des ATT… : des Mots commençant par les lettres « a-t-t » : les « Acharnés des Titillements Tyranniques » :, attraction, attributs, attouchement, attroupement, attiser, attention, attrape-moi, attrape-mouches »… OUH !
L’Attirance :
Il fait chaud, hein ?
La journaliste :
Oui ! Je suis très excitée de vous recevoir… Avec vous, c’est le retour des premières fois, ça bourgeonne, les températures s’affolent, c’est le début des débuts…
L’Attirance :
C’est surtout le début des emmerdes, oui !
La journaliste :
Alors on y vient… C’est toujours risqué de vous rencontrer, l’Attirance ?
L’Attirance :
Pas toujours, ça dépend de mon Titillomètre ! !(elle le sort)
La journaliste :
C’est quoi ce machin ?
L’Attirance :
C’est mon Titillomètre ! Je le trimballe partout. Vous voyez, ça fonctionne un peu comme…Comme l’Échelle de Richter.
Regardez, entre nous, l’aiguille est à 2, quasi nul.
Mais si elle monte à 3/ 3-9 ça commence à fourmiller : cœur qui s’emballe, assèchement des babines etc…
La journaliste :
Vous n’avez pas mieux comme bouleversement ?
L’Attirance :
Si ! quand l’aiguille monte à 5/ 5-9, ça commence à titiller sévère : tremblements, puissants jaillissements, débordements des moiteurs souterraines…
La journaliste :
Ah… Et sur 8, là ?
L’Attirance :
Ah, ben là, il y a saturation. C’est le brasier, la foudre !
Mais là quelque part, ça ne me concerne plus : je refile le bébé à la Passion.
La journaliste :
Vous la voyez souvent ?
L’Attirance :
Bien sûr ! je suis chasseuse de têtes pour la passion.
Je travaille pour elle, mais il y en a plein d’autres : le manque… la désillusion…
La journaliste :
Écoutez l’Attirance, il y a quelque chose qui me turlupine
L’Attirance :
Normal…
La journaliste :
Je ne vous comprends pas. Parfois vous débarquez alors qu’on ne vous a rien demandé…
L’Attirance :
Ah ! Ca c’est vraiment moi…
La journaliste :
Et puis parfois, on a tout préparé, on vous attend comme le messie, (on s’est rasé la touffe), on s’est gonflé au maximum en se récitant à voix basse « les 11000 verges d’Appolinaire » et vous venez pas…
L’Attirance :
Ah, ah… les vents contraires, c’est ma spécialité… J’ai toujours été rebelle
La journaliste :
Je ne m’y retrouve plus ! Expliquez-moi !
L’Attirance :
Ne me criez pas dessus, je ne tiens qu’à un fil, vous savez.
Il suffit d’un rien pour me faire vasciller : un mot déplacé, une odeur incongrue... et paf, je m’éteins.
La journaliste :
Vous êtes vraiment une Femme phare. Vous ne voulez vraiment pas me dire ce qui vous allume et vous éteint comme ça ?
L’Attirance :
Écoutez, Mademoiselle, je ne vais pas vous faire un cours d’électromagnétisme. Non, je ne suis pas une phéromone, je suis un phénomène ! Acceptez l’inexplicable. En tous cas ne comptez pas sur moi pour vendre la mèche.
La journaliste :
Dites-moi au moins comment faire durer la flamme, l’Attirance !
L’Attirance :
Vous connaissez la théorie du gâteau ?
La journaliste :
Heu, non ?
L’Attirance :
C’est tout simple : une fois qu’on y a goûté, où est l’intérêt ?
La journaliste :
Vous voulez dire que vous préférez baver devant la vitrine ?
L’Attirance :
Ah, mon Titillomètre, il vibre, attendez… où qu’il est ? Ah j’étais assise dessus ! Vous me cachez quelque chose, vous ! Regardez, il est à 8.
La journaliste :
Vous m’avez alléchée avec votre théorie du gâteau
Vous faites quoi, ce soir ???
La DÉCISION, Auteurs : Flor Lurienne et Léonore Chaix
La journaliste :
Aujourd’hui, pour la première fois, La Décision nous ouvre les portes de sa célèbre clinique qui accueille les individus souffrant de cette terrible maladie qu’on appelle l’aboulie.
Aboulie, du grec, aboulia : inaptitude à choisir, à se décider, à passer à l’acte.
Me voilà au pied du mur du cabinet de la Décision, grande doctoresse émérite, dont le vaste bureau arbore fièrement son enseigne « prenez moi avant que je ne vous prenne ».
Blouse blanche et regard dédaigneux de ceux qui ne doutent jamais, la décision me serre, heu, m’arrache, la main :
La décision :
« Ici, on ne vous aidera pas à viser la BONNE ou la MAUVAISE décision. Qu’importe la cible, l’important C’EST DE TIRER »
La journaliste :
On l’aura compris, l’heure n’est pas au doute et c’est dans cet esprit que la décision nous entraîne dans la salle de ponte.
La décision :
Vous avez devant vous les abouliques incurables. Ils sont à 0 de volonté. En d’autres termes, ils branlent dans le manche…
La journaliste :
Vous voulez dire: Ils n’y vont que d’une fesse…?
La décision :
C’est ça. Allez, Je vais plutôt vous présenter un cas très intéressant… Voilà Monique. Monique, bonjour !
Monique :
Bonjour !
La décision :
Monique, parlez dans le micro… De quoi souffrez-vous donc ?
Monique :
Ben, je suis remplie de doute... Regardez-moi, ça déborde de partout !
La décision :
Et ça vous tiraille ?
Monique :
Énormément.
La décision :
Depuis combien de temps ?
Monique :
403 jours
La décision :
C’est que vous êtes à terme.
Monique :
C’est grave ?
La décision :
C’est l’heure qui est grave. Vous devez la sortir, cette décision, Monique…Vous ne l’entendez pas crier au fond de vous même ?
Allez on va vous libérer. On va passer en salle de travail.
La journaliste :
Attention pour la toute première fois nous allons assister en direct à l’expulsion d’une Décision… Nous avons devant nous des machines, assez terrifiantes d’ailleurs qui ne sont pas sans nous rappeler de célèbres instruments de torture…
La décision :
Première machine.
La capsule à angoisses. C’est pour les décisions à domicile : elle fait un maximum de boucan et asphyxie tout l’entourage.
La vie de famille devient irrespirable, et le patient acculé crache sa décision pour sauver les meubles.
La journaliste :
Oui, oui je vois… Et cette horrible machine, qu’est-ce que c’est ?
La décision :
Là, c’est du sérieux. C’est le pressoir. Coincez votre tête dans cet étau, Monique.
Monique :
Ça va faire mal ?
La décision :
Attention, on va presser les idées. 1, 2, 3
Monique :
Aïe, aïe, aïe !
La décision :
Oh, la la, non, Monique… ça va pas du tout.: C’est le souc là dedans : aucun discernement… On a beau vous prendre la tête, rien n’en sort. On va essayer de sortir votre réponse par voie basse.
Allongez-vous. Je vais vous sauter dessus. Attention, on se calme, on respire, on fait le chien ? Je saute !
Monique :
Hahaha
AAAAAhhh, vous m’avez arraché les tripes !
La décision :
Elle ne passe pas, cette décision… Col ouvert à 7, pourtant.
Monique, pour vous c’est les grands moyens. On va tenter la machine à tergiverser !
C’est parti !
Monique :
Oui, non, oui, non, oui, non…………… NOOOOOOON
La décision :
Hé bien voilàààààà… Monique, vous avez accouché d’un beau non : 4kg 5OO
Monique :
Oh qu’il est mignon ce non! Je le reconnais, c’est vraiment le mien, c’est sûr.
La journaliste :
Qu’est-ce qu’il vous ressemble !
Monique :
Je me sens soulagée d’un coup, mais fatiguée… déprimée…
La décision :
C’est normal. Vous savez, prendre une décision, c’est aussi renoncer à quelque chose… Vous avez le blues de la décision, Monique. On va vous amener en salle de repos…
La journaliste :
Merci Monique pour votre collaboration… On va vous laisser profiter de votre « non »… Au revoir Monique…et félicitations !
Et c’est qui, ce monsieur, là-bas ?
La décision :
Ah ben, c’est Monsieur Leroy. Il a enfin accouché… C’était long à se décanter pour lui, hein ! Enfin, il a fini par la pisser, sa côtelette…
La journaliste :
Qu’est-ce qu’il a eu ?
La décision :
Ben… Un « oui ».
La journaliste :
Il a une drôle de tête son « oui » ?
La décision :
Ben justement, tout est là, il s’est trompé.
Bon ben je vais vous laisser… C’est la pleine lune, y’a foule, ils ont tous une décision à prendre… Au suivant !
La journaliste :
Et bien, chers auditeurs… Voici une bonne nouvelle, si vous êtes sous l’emprise d’un choix cornélien, rassurez-vous, vous pourrez toujours vous rabattre sur la clinique des abouliques où on vous accueillera les bras grands ouverts, bonne journée !
dimanche 27 juillet 2008
O..rage
Mais... "Ô rage"!!! puis, "Non je ne suis pas énervée", et pour une des rares fois de ma vie, j'aime cet orage, comme s'il lavait toutes les mauvaises pensées, comme s'il était le fébrile signe du renouveau... le ciel gronde, et aujourd'hui ce grondement ne me fait plus peur, il me rassure.
dimanche 13 juillet 2008
Quand le coeur ne bat plus, le reste non plus
Dionysos "Tais-toi mon Coeur" avec Olivia Ruiz
Mon cœur en bois et pour de bon,
C'est le crane serti d'étincelles
Que je viens donner ma démission.
Allez les oiseaux de mon corps,
Fermez vos belles gueules à passion
Les accidents d'amour à la pelle
Ne m'ont pas toujours donné raison
Tais-toi mon cœur. _ Je ne te reconnais pas
Tais-toi mon cœur. _ Je ne te reconnais pas
Oh, tais-toi mon cœur. _ Je ne te reconnais pas
Tais-toi mon cœur. _ Je ne te reconnais pas
Moi j’connais seulement celui qui s’emballe
Je me fabrique un cœur de pierre
Pour devenir un grand garçon
Celui dont tu serais fier
Et pourrais tenir une maison
Mais un beau jour comme ca tu te leve
Avec une idée à la con
Fouiller souvenirs et les rêves
Dans la poubelle à passion
Tais-toi mon cœur. _ Je ne te reconnais pas
Tais-toi mon cœur. _ Je ne te reconnais pas
Oh, tais-toi mon cœur. _ Je ne te reconnais pas
Tais-toi mon cœur. _ Je ne te reconnais pas
Moi j’connais seulement celui qui s’emballe
J’ai des fissures
Dans mes chaussures
C’est à coups sur
Mon cœur de pierre
Qui me fait des tremblements de terre
Tais-toi mon cœur
Tais-toi mon cœur, mon cœur c’est toi
Je croyais que tu t’étais tué et elle
Ne se souviendras pas de toi
D’ailleurs c’est pas la peine
De se briser comme ça
Tu vas encore lui faire peur
Oh tais-toi mon cœur, tais-toi mon cœur. _ Je ne te reconnais pas
Tais-toi mon cœur. _ Je ne te reconnais pas
Tais-toi mon cœur. _ Je ne te reconnais pas
Ecoutes moi. _ Je ne te reconnais pas
Tais-toi mon cœur. _ Je ne te reconnais pas
Ecoutes moi. _ Je ne te reconnais pas
Oh, tais-toi mon cœur. _ Je ne te reconnais pas
Tais-toi mon cœur. _ Je ne te reconnais pas
Oh, tais-toi mon cœur. _ Je ne te reconnais pas, Je ne te reconnais pas
http://www.youtube.com/watch?v=pvslLBlVc3k
j'aime pas.. le 14
Allez comprendre! Le 14 ne m'évoque certes pas de souvenirs agréables... Le 14 février est à ce titre banni de mon calendrier.
Mauvais "réservoir d'imaginaires" le 14, vraiment. Ce 1 droit comme un i qui tourne le dos à un 4 qui ne le regarde pas non plus. Ah quel un couple...! Monsieur 1 et madame 4 se tournent le dos... comprenne qui saura...
Et de toutes les façons, 1 et 4 ça fait 5 ! Et 5, c'est impair - "un-père" - et je n'aime pas les impairs - "in-père", ni les ampères - "anpères" - d'ailleurs.
voilà qui est dit.
lundi 30 juin 2008
vendredi 20 juin 2008
un classique du genre mais qui a sa place ici... aujourd'hui
même si tu sens la fatigue,
même si le triomphe t'abandonne,
même si une erreur te fait mal,
même si une trahison te blesse,
même si une illusion s'éteint,
même si les larmes brûlent tes yeux,
même si on ignore tes efforts,
même si l'ingratitude en est la paie,
même si l'incompréhension coupe ton rire,
même si tout à l'air de rien,
Recommence!
lundi 9 juin 2008
les la(r)mes de fond
quelques lignes posées quand les moments le permettent...
Il y a des sos de détresse qui regagnent le rivage sans que personne ne les voit, ne les entende. Peut-être est-ce parce qu'ils avaient juste besoin de n'être que jetés à la mer, ou à la mère...
En pleine tempête, j'ai jeté des bouteilles à la mer, amères et éphémères.
Prise dans une lame de fond, j'avais jeté les armes, ne croyant plus tenir bon.
Je me suis pourtant encore réveillée sur le rivage, rejetée par l'alarme de fond.
Les flots incessants ramenaient avec l'écume les bouteilles envoyées au loin, peut-être à quelqu'un, sans réel besoin.
De ces vagues à l'âme je garde des bleus, des lames dans les yeux.
Quand les bouteilles reviennent et vous ramènent à l'éveil, c'est peut-être le signe d'une vaine bataille contre ses tréfonds, alors finalement...
j'ai préféré viser l'horizon.
vendredi 6 juin 2008
humeurs du jour
La Haine, le film.
"Dans les épreuves décisives on ne franchit correctement l'obstacle que de face."
François Mitterrand
Une bouteille à la mer
Messageries maritimes
Je lance une bouteille à la mer,
une bouteille de gin
La bouteille, je l'ai bue
et mon divan chavire
Je lance une bouteille à la mer...
Hic!
Dans la bouteille j'ai mis
un message de détresse
un papier où j'ai écrit:
S.. O.. Hic!
Et je l'ai lancée à bâbord
de mon divan qui tangue...
Je lance une bouteille à la mort
Hop!
Je lance deux bouteilles à la mer
Messageries maritimes
Si la première se perd,
la deuxième j'imagine,
ira au gré des flots verts
en Amer... hic!
A moins qu'elle n'aille à l'envers
Bof!
Et puis tiens! Je me lance à la mer,
Messageries posthumes
Et puis tiens! Je me lance à la mer...
tume.
Je termine mon histoire
d'alcool... hic!
La mer, c'est pas la mer à boire...
Plouf!
Claude Nougaro
lundi 2 juin 2008
silence bores
ou peut-être...
"ne jamais sous-estimer le pouvoir du mépris" Moi.
samedi 31 mai 2008
coup de foudre
Remarque, ce n'est pas faux.
Il y a sans doute eu plus d'un jour dans ma vie où j'ai été foudroyée,
au sens propre, comme au figuré.
Ceci dit, de chaque erreur on tire les leçons:
"Désormais au bruit du tonnerre, je ne resterai plus sans rien faire."
courage pour le coeur don grego
« Pour avancer encore, il faut lâcher les poids morts » GQ.
Sur cette amorce, malgré tout je n’ai d’autre choix que d’improviser…
Intention noble et juste,
Que de vouloir se débarrasser de ces poids que l’on juge morts
Mais qui pourtant font que nous avons aux dents, le mors.
Ces lourdeurs qui nous freinent , les laisser aux abords
Se disant toujours, « ni regrets ni remords »
Tant de moments, de sentiments que l’on croit nous faire tort
Mais à chaque fois cette résurgence d’efforts,
Cette envie d’à lui, à elle, une fois, deux fois, toutes les fois,
Autant que possible, et à chaque opportunité donnée,
Dire tout haut ce que l’on garde tout bas,
Ces pulsions que l’on combat.
Trop entiers, à la sincérité nous nous sommes habitués
A la rencontre des émotions, quelles qu’elles soient,
Vivant se sentir, toujours et encore un peu plus fort.
lundi 12 mai 2008
"co-errance"
dimanche 20 avril 2008
Hommage à tous ceux qui...
| Anne Sylvestre |
| Les gens qui doutent |
J'aime les gens qui doutent
Les gens qui trop écoutent
Leur coeur se balancer
J'aime les gens qui disent
Et qui se contredisent
Et sans se dénoncer
J'aime les gens qui tremblent
Que parfois ils ne semblent
Capables de juger
J'aime les gens qui passent
Moitié dans leurs godasses
Et moitié à côté
J'aime leur petite chanson
Même s'ils passent pour des cons
J'aime ceux qui paniquent
Ceux qui sont pas logiques
Enfin, pas comme il faut,
Ceux qui, avec leurs chaînes,
Pour pas que ça nous gêne
Font un bruit de grelot
Ceux qui n'auront pas honte
De n'être au bout du compte
Que des ratés du coeur
Pour n'avoir pas su dire
"Délivrez-nous du pire
Et gardez le meilleur"
J'aime leur petite chanson
Même s'ils passent pour des cons
J'aime les gens qui n'osent
S'approprier les choses
Encore moins les gens
Ceux qui veulent bien n'être
Qu'une simple fenêtre
Pour les yeux des enfants
Ceux qui sans oriflamme,
Les daltoniens de l'âme,
Ignorent les couleurs
Ceux qui sont assez poires
Pour que jamais l'Histoire
Leur rende les honneurs
J'aime leur petite chanson
Même s'ils passent pour des cons
J'aime les gens qui doutent
Et voudraient qu'on leur foute
La paix de temps en temps
Et qu'on ne les malmène
Jamais quand ils promènent
Leurs automnes au printemps
Qu'on leur dise que l'âme
Fait de plus belles flammes
Que tous ces tristes culs
Et qu'on les remercie
Qu'on leur dise, on leur crie
"Merci d'avoir vécu
Merci pour la tendresse
Et tant pis pour vos fesses
Qui ont fait ce qu'elles ont pu".
Si copenhague m'était conté...
C'était en août 2007.
Tant de bons souvenirs gardés, et tant de nostalgie à s'y replonger.
les matinées du dimanche
Je me laissais guider par mes pas, l'oeil s'arrêtant au hasard de quelques terrasses que seuls les courageux n'avaient pas désertées. Les mots dans ma tête s'amusaient à faire des pirouettes, une envie du moment, de rimes en rimes. Toute comme la ville, je reprenais mon souffle. C'était dimanche, une de ces journées étranges.
Quelques joggers le long des quais, la promenade dominicale des grisonnants, deux filles partageant une pizza, et bien d'autres gens croisés le regard hagard, se remettant certainement d'une nuit agitée. Quelques pas encore et déjà le matin semblait loin. C'est aussi ça l'étrangeté du dimanche, une journée vécue en abrégé.
Les courtes matinées du dimanche, ce sont comme ces petits moments de bonheur tendres, à peine les a-t-on frôlés que déjà elles s'évaporent.



