Bonjour, aujourd’hui nous avons la chance de recevoir l’Attirance, l’Attirance, Bonjour.
L’Attirance :
Hello !
La journaliste :
Comment vous sentez vous, l’Attirance ?
L’Attirance :
Chaude de la pince !
La journaliste :
Vous faites partie des ATT… : des Mots commençant par les lettres « a-t-t » : les « Acharnés des Titillements Tyranniques » :, attraction, attributs, attouchement, attroupement, attiser, attention, attrape-moi, attrape-mouches »… OUH !
L’Attirance :
Il fait chaud, hein ?
La journaliste :
Oui ! Je suis très excitée de vous recevoir… Avec vous, c’est le retour des premières fois, ça bourgeonne, les températures s’affolent, c’est le début des débuts…
L’Attirance :
C’est surtout le début des emmerdes, oui !
La journaliste :
Alors on y vient… C’est toujours risqué de vous rencontrer, l’Attirance ?
L’Attirance :
Pas toujours, ça dépend de mon Titillomètre ! !(elle le sort)
La journaliste :
C’est quoi ce machin ?
L’Attirance :
C’est mon Titillomètre ! Je le trimballe partout. Vous voyez, ça fonctionne un peu comme…Comme l’Échelle de Richter.
Regardez, entre nous, l’aiguille est à 2, quasi nul.
Mais si elle monte à 3/ 3-9 ça commence à fourmiller : cœur qui s’emballe, assèchement des babines etc…
La journaliste :
Vous n’avez pas mieux comme bouleversement ?
L’Attirance :
Si ! quand l’aiguille monte à 5/ 5-9, ça commence à titiller sévère : tremblements, puissants jaillissements, débordements des moiteurs souterraines…
La journaliste :
Ah… Et sur 8, là ?
L’Attirance :
Ah, ben là, il y a saturation. C’est le brasier, la foudre !
Mais là quelque part, ça ne me concerne plus : je refile le bébé à la Passion.
La journaliste :
Vous la voyez souvent ?
L’Attirance :
Bien sûr ! je suis chasseuse de têtes pour la passion.
Je travaille pour elle, mais il y en a plein d’autres : le manque… la désillusion…
La journaliste :
Écoutez l’Attirance, il y a quelque chose qui me turlupine
L’Attirance :
Normal…
La journaliste :
Je ne vous comprends pas. Parfois vous débarquez alors qu’on ne vous a rien demandé…
L’Attirance :
Ah ! Ca c’est vraiment moi…
La journaliste :
Et puis parfois, on a tout préparé, on vous attend comme le messie, (on s’est rasé la touffe), on s’est gonflé au maximum en se récitant à voix basse « les 11000 verges d’Appolinaire » et vous venez pas…
L’Attirance :
Ah, ah… les vents contraires, c’est ma spécialité… J’ai toujours été rebelle
La journaliste :
Je ne m’y retrouve plus ! Expliquez-moi !
L’Attirance :
Ne me criez pas dessus, je ne tiens qu’à un fil, vous savez.
Il suffit d’un rien pour me faire vasciller : un mot déplacé, une odeur incongrue... et paf, je m’éteins.
La journaliste :
Vous êtes vraiment une Femme phare. Vous ne voulez vraiment pas me dire ce qui vous allume et vous éteint comme ça ?
L’Attirance :
Écoutez, Mademoiselle, je ne vais pas vous faire un cours d’électromagnétisme. Non, je ne suis pas une phéromone, je suis un phénomène ! Acceptez l’inexplicable. En tous cas ne comptez pas sur moi pour vendre la mèche.
La journaliste :
Dites-moi au moins comment faire durer la flamme, l’Attirance !
L’Attirance :
Vous connaissez la théorie du gâteau ?
La journaliste :
Heu, non ?
L’Attirance :
C’est tout simple : une fois qu’on y a goûté, où est l’intérêt ?
La journaliste :
Vous voulez dire que vous préférez baver devant la vitrine ?
L’Attirance :
Ah, mon Titillomètre, il vibre, attendez… où qu’il est ? Ah j’étais assise dessus ! Vous me cachez quelque chose, vous ! Regardez, il est à 8.
La journaliste :
Vous m’avez alléchée avec votre théorie du gâteau
Vous faites quoi, ce soir ???
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